«Une capacité d’accueil de 325 lits à Bruxelles»

Le groupe Vivalto Home est actif dans le secteur des maisons de repos et de soins ainsi que des résidences-services en Belgique. Nous avons rencontré Benoît della Faille, son fondateur et CEO.

Vivalto a grandi grâce à l’acquisition d’infrastructures existantes. Tout récemment il a acquis trois maisons de repos à Bruxelles appartenant au groupe Cornelius. Benoît della Faille nous parle de la stratégie de son groupe et des défis auxquels est confronté le secteur.

Comment est né Vivalto ?

J’ai créé Vivalto en 2009, une période assez troublée. L’idée était de mettre sur pied un projet d’entreprise qui soit à l’épreuve de la récession. En investissant dans l’immobilier à long terme, et dans un secteur où la demande est en croissance constante vu le vieillissement de la population, nous nous sommes rendu compte rapidement qu’une solution pour limiter le risque de posséder des immeubles à usage unique était de contrôler l’exploitation. Il était donc nécessaire d’associer à notre projet l’expertise de professionnels de la gestion d’infrastructures médicalisées ou semi-médicalisées. Je l’ai trouvée en la personne du Français Daniel Caille, qui a été le cofondateur de la Générale de santé et son PDG de 1987 à 1997. La Générale de santé a ensuite été scindée et Daniel Caille, associé à Yves Journel, a repris au sein d’un nouveau groupe, Domus VI, le portefeuille de maison de retraite de la Générale de santé. Daniel Caille a été le président du conseil de surveillance de Domus VI (2002-2010) qui, après avoir fusionné avec Dolcea en 2012, a été cédé à un fond de « private equity » australien l’an dernier. En 2009, il portait le Groupe Vivalto Home sur les fonts baptismaux avec moi.

Le secteur demande-t-il de plus en plus de professionnalisme ?

Effectivement, c’est un secteur d’activité très sensible puisque nos clients, nos patients, sont des personnes fragilisées par l’âge, et parfois la maladie, qui méritent une grande attention à tous les niveaux. L’accompagnement des gens en fin de vie n’est pas un métier anodin, les nombreux membres de nos équipes soignantes et de notre personnel d’hôtellerie font un métier difficile, parfois ingrat et émotionnellement lourd, leur dévouement et leur professionnalisme doivent être salués car il est essentiel à la qualité du cadre de vie de nos résidents et à l’ambiance qui règne dans nos établissements. Nous sommes très exigeants en matière de qualité du service, de la restauration, des soins et des animations, dans le cadre budgétaire limité qui nous est imposé.

D’où une tendance à la consolidation ?

La pression sur la modernisation et la médicalisation des infrastructures permettant d’accueillir des gens de plus en plus âgés et donc de plus en plus dépendants a pour conséquence que les opérateurs de maisons de repos doivent investir lourdement dans les infrastructures. Les petites maisons de repos privées appartenant à des particuliers ont, dès lors, tendance à disparaître. C’est dans ce contexte qu’un groupe comme Vivalto a été capable de prendre une position significative. Nous avons près de 1.500 lits sous gestion. Comparativement à de grands acteurs tels qu’Orpea, Armonea ou Korian, Vivalto Home est une société de taille moyenne. Nous prévoyons de réaliser, en 2015, un chiffre d’affaires de 32 millions d’euros.

Dans le cadre du vieillissement de la population, le rôle social de Vivalto Home est de contribuer à un des principaux défis de notre temps, qui est la mise à disposition d’infrastructures professionnelles et confortables, pour accueillir une catégorie de population dont le nombre est en train de doubler. En Belgique, les statistiques nous disent que dans vingt ans, le nombre de personnes d’un âge supérieur à 65 ans va passer de 2 à 4 millions. Pour doubler la capacité d’hébergement des maisons de repos, il faudrait construire 30 nouvelles maisons chaque année. Ni le secteur privé ni le secteur public n’en ont la capacité. Les opérateurs sont donc amenés à moderniser et médicaliser davantage leurs infrastructures pour pouvoir accueillir des gens de plus en plus dépendants. Parallèlement, l’autre secteur qui se développe est le secteur de la résidence-service purement privé et non subsidié. Il s’agit d’habitats collectifs pour personnes âgées avec des services hôteliers partagés entre les différents résidents mais dans lesquels il n’y a pas de soins, ceux-ci étant dispensés en cas de nécessité par la médecine à domicile.

Quels sont vos objectifs futurs ?

Nous essayons de constituer un portefeuille de maisons de qualité avec des équipes stables. Nous sommes installés principalement en Wallonie. Nous nous intéressons à la Flandre et à Bruxelles, après avoir repris trois maisons de repos appartenant au groupe Cornelius (175 lits), nous sommes en train de préparer un projet de 150 lits qui portera à terme notre capacité d’accueil dans la capitale à 325 lits.

Source: lesoir.be

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