C’est tellement simple que je suis étonné de ne pas avoir rencontré quelque chose de similaire ! », s’enthousiasme Mathieu Van Marcke, à la tête de la société Hooox. Fondée en 2005, cette société gantoise est à l’origine un studio 3D actif dans l’audiovisuel mais aussi, accessoirement, dans l’immobilier. Petit à petit, les briques prennent de plus en plus de place et Hooox devient une agence de marketing et de communication, accompagnant les projets immobiliers de la communication avec les riverains au support à la commercialisation.
Afin d’élargir sa palette de services, Hooox souhaitait intervenir plus en amont dans la vie des projets immobiliers – une volonté qui est à l’origine du site hoookUP (www.hoookup.be), mis en ligne le 23 mai et présenté au salon professionnel Realty. A l’instar d’Immovlan et d’Immoweb, hoookUP est une « marketplace », à savoir une plateforme où vendeurs et acheteurs peuvent se rencontrer. « La différence philosophique fondamentale, précise Mathieu Van Marcke, c’est que les sites traditionnels ciblent les vendeurs, tandis que hoookUP a pour cible les acheteurs, qui sont les promoteurs. »
Concrètement, le site entend accompagner les promoteurs dans leur recherche de sites à développer correspondant à leurs objectifs. Un système de cartes permet de définir les zones qui suscitent leur intérêt, le tout étant affiné par une série de critères, précisant notamment quelles fonctions (bureau, commerce, logement ou semi-industriel) sont privilégiées. Durant trois mois, le site, en version bêta, offre 100 km2 gratuits mais deviendra payant par la suite. Du côté des vendeurs, la gratuité est de mise. Ceux-ci indiquent les caractéristiques du terrain ou bâtiment qu’ils souhaitent vendre et le système fait le reste. Si une offre rencontre la demande d’un ou plusieurs acheteurs, ces derniers sont avertis – tout en restant anonymes.
« Nous ne sommes pas des agents immobiliers, insiste Mathieu Van Marcke. Nous ne prenons pas de commissions. Et notre système peut s’avérer utile aux courtiers de la place ; nous devrons d’ailleurs collaborer avec eux pour alimenter le site en offres. » Pour l’heure, hoookUP travaille à faire le plein d’acheteurs et se penchera par la suite sur les vendeurs. « Nous ne nous faisons pas d’illusions : les tout gros projets passeront toujours “de la main à la main”. Mais notre site est intéressant pour les projets de taille moyenne et peut être facilement exporté à l’étranger. Pour la première année, notre objectif est de réaliser un chiffre d’affaires d’environ 175.000 euros. »
Source: Le Soir
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